Inspiring victory mental health | Victoire inspirante contre la maladie mentale

Victoire inspirante dans la lutte contre la maladie mentale

Ce directeur a complètement transformé sa vie grâce à la TCC

Avant-propos : Paula Allen

Souvent, les histoires les plus inspirantes nous sont racontées par les personnes les plus proches de nous, que ce soit des amis, des membres de notre famille ou des collègues. En entendant parler des problèmes de santé mentale que vivent nos proches, nous arrivons à mieux comprendre leur situation et cela nous incite à les encourager dans leur combat.

Voici l’histoire inspirante de mon collègue Brad Miller, directeur national, Opérations des Solutions en gestion des absences de Morneau Shepell.

Brad est un livre ouvert — un trait de caractère développé après une enfance difficile et une vie de jeune adulte parsemée d’obstacles encore plus redoutables. Travaillant dans le secteur qui fournit justement du soutien en santé mentale aux employés, il a su foncer et s’élever parmi les leaders en santé comportementale, en prévention des absences et en gestion d’invalidité.

Ayant lutté ferme afin de surmonter les obstacles qui se dressaient sur son chemin et ses problèmes de santé mentale, Brad a inspiré de nombreuses personnes à l’intérieur comme à l’extérieur de notre organisation. Son histoire en est une d’adversité, de transformation et de réussite.

Laissez Brad vous la raconter...

À l’école, je souffrais d’anxiété et de dépression, et j’avais une faible estime de moi-même, à une époque où personne ne parlait de santé mentale. Jusqu’à la fin de mes études universitaires, les interactions sociales m’étaient particulièrement difficiles, et la situation n’a fait que s’aggraver lorsque j’ai décroché mon premier emploi dans un organisme sans but lucratif.

Cet emploi n’a malheureusement pas fonctionné, et j’ai touché le fond du baril au moment où j’amorçais un nouveau chapitre de ma vie professionnelle.

En 2008, j’ai accepté un poste de débutant chez Morneau Shepell en espérant que les choses y seraient différentes, mais je n’arrivais pas à me débarrasser de ce que je ressentais à l’intérieur de moi. Heureusement, mes nouveaux collègues de travail l’ont remarqué et ont décidé d’intervenir pour m’aider.

Contre toute attente, ma situation s’est finalement améliorée.

Aborder de front mes problèmes de santé mentale

Le destin a voulu que je travaille au centre d’appels du programme d’aide aux employés et à la famille (PAEF). Formés pour reconnaître les symptômes et les problèmes de santé mentale, certains de mes collègues ont remarqué que je n’allais pas bien. Ils ont décidé de m’en parler, et la conversation que nous avons eue fut probablement l’une des plus importantes de ma vie. Dans ce nouveau milieu de travail, je venais finalement de trouver des gens qui me comprenaient.

Le groupe m’a suggéré de recourir aux services de counseling du PAEF interne, qui m’ont permis de faire un bon bout de chemin pour finalement amorcer en 2010 une thérapie cognitivo-comportementale (TCC), offerte au titre de mon régime de soins médicaux complémentaires.

Changer ma façon de penser à l’aide de la TCC

La TCC vous pousse à analyser vos pensées. C’est à partir de ce moment que vous apprenez à contester ces pensées et, petit à petit, vous modifiez votre réaction aux situations similaires.

Lorsqu’elles persistent pendant plusieurs années, les pensées se transforment en schèmes tenaces. Il devient alors encore plus difficile d’y mettre fin et de penser différemment. Étant donné que j’avais été en proie à des pensées négatives pendant des années et qu’elles avaient fini par me piéger, je n’arrivais plus à me sentir bien par rapport à moi-même et à mon environnement. En analysant sans cesse mes schèmes de pensée et en en adoptant de nouveaux, j’ai littéralement changé mon état d’esprit.

Mon premier conseiller a utilisé la vidéoconférence pour les séances de TCC. Certains échanges se sont faits par écrit et mes progrès étaient consignés dans un cahier. En notant mes pensées et mes réactions à celles-ci, j’ai grandement progressé dans la TCC, et l’exercice s’est avéré incroyablement bénéfique.

Dans la TCC, on puise dans ses expériences pour composer avec de nouvelles situations, et c’est ce qui a été déterminant pour moi. L’aspect le plus important du modèle de TCC, c’est que vous vous appuyez sur le travail qui a déjà été accompli. Il s’agit en fait d’une approche pratique qui, contrairement aux thérapies traditionnelles, n’est pas un plongeon sans fin.

Avancer dans ma vie et ma carrière

Ma vie a changé, tant sur le plan personnel que professionnel.

Trouver des moyens d’appliquer cette pratique dans ma vie quotidienne, surtout dans les moments les plus critiques, m’a permis de m’épanouir chez Morneau Shepell. Cette stratégie m’a en fait encouragé à faire progresser ma carrière et m’a permis d’obtenir mon poste actuel dans une équipe de gestion. La TCC m’a aidé à en arriver là dans ma vie, tout en demeurant fidèle à moi-même.

Bien sûr, il m’arrive encore de ressentir de l’anxiété et d’avoir l’impression de ne pas être à ma place. Le syndrome de l’imposteur est monnaie courante. Cependant, je sais de quelle manière composer efficacement avec ces sentiments.

Il m’arrive souvent de suivre une séance abrégée dans ma tête. Je me demande comment les gens me traiteraient si l’impression que j’ai parfois de ne pas être à ma place était justifiée. Mais est-ce que je serais vraiment là où je suis aujourd’hui si je n’avais rien à offrir?

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La TCC en ligne s’est avérée une meilleure thérapie pour moi

Victoire inspirante dans la lutte contre la maladie mentale

J’ai été ravi d’apprendre que Morneau Shepell avait décidé de créer un outil de TCC sur Internet afin d’aider ses clients et leurs employés. Des progrès considérables ont été faits dans le domaine de la technologie, et la thérapie cognitivo-comportementale sur Internet (TCCI) aide les patients comme moi à faire le suivi de leur progrès en ligne au lieu de devoir le faire dans des manuels.

Si j’avais la chance aujourd’hui de faire en ligne toutes les démarches que j’ai entreprises en 2010, ce serait tellement plus facile que de fouiller dans les pages d’un cahier et d’avoir à déchiffrer ma propre écriture.

Compte tenu de mon expérience personnelle de cette thérapie, il va sans dire que je suis devenu un ardent défenseur de la TCCI lorsque le développement du produit s’est amorcé en 2017. Dans les faits, j’ai commencé à tester l’interface utilisateur et à faire part de mes commentaires à l’équipe de développement pour améliorer la solution.

Je n’ai aucune expertise clinique, mais je peux affirmer avoir une expérience comme patient. Selon moi, la simplicité était la clé d’une bonne interface utilisateur. J’ai pu constater que lorsqu’on est aux prises avec des problèmes de dépression et d’anxiété, il est plus difficile d’assimiler l’information rapidement et correctement. Il est absolument essentiel que l’interface utilisateur reflète les progrès du patient.

Il sera possible d’améliorer ce type d’outil à l’avenir afin d’inclure des notifications plus personnalisées. Il gagnera en popularité et continuera à évoluer. Ces notifications pourraient rappeler régulièrement aux utilisateurs mobiles de prendre conscience de leurs schèmes de pensées ou permettre aux patients de se connecter à d’autres personnes qui vivent la même situation.

Un volet essentiel du soutien en santé mentale

Un outil comme la TCCI fournira une aide dont ont grandement besoin les personnes aux prises avec un problème de santé mentale. Ce type de problème prend de l’ampleur et il nous faut une solution qui fait appel à la compassion.

Parmi toutes les demandes de prestations d’invalidité de courte durée, 35 pour cent sont liées à la santé mentale, alors la thérapie cognitivo-comportementale est plus que nécessaire. C’est la référence absolue et ça a changé ma vie.

Je suis fier de ne jamais avoir eu à cacher qui j’étais. Finalement, après toutes ces années, j’ai appris à aimer la personne que je suis, et j’ai pu réaliser que mes collègues autour de la table de réunion partagent ce sentiment.

Prochaines étapes

Votre entreprise a-t-elle en place les meilleures stratégies, pratiques et politiques qui soient pour gérer les absences? Pour le savoir, consultez le guide électronique « Pratiques exemplaires en gestion des absences et de l’invalidité ».

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