How mental illness increasingly impacts your workers’ compensation program

Les répercussions croissantes de la maladie mentale sur votre programme de santé et sécurité du travail

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Si vous êtes responsable du programme de santé et sécurité du travail de votre organisation, êtes-vous prêt pour les grands changements qui se préparent ou se sont déjà produits et qui auront une incidence sur votre travail et, possiblement, le taux d’absences de vos employés?

Jusqu’à récemment, les commissions provinciales des accidents du travail au Canada n’indemnisaient les personnes souffrant de stress ou de maladies mentales liés au travail que dans des cas exceptionnels, comme un caissier pris en otage par un braqueur de banque ou un conducteur de métro témoin d’un suicide sur les rails.

Qui plus est, les réclamations présentées par des policiers, des ambulanciers et d’autres intervenants d’urgence ont souvent été rejetées par les commissions provinciales dans le passé, sur le principe que les personnes occupant ce type d’emploi ont sciemment choisi une profession les exposant à des risques et à des expériences traumatisantes susceptibles d’affecter leur santé mentale.

Points de vue changeants sur la santé mentale

Heureusement, de plus en plus de gens prennent conscience que l’exposition chronique à des événements traumatisants au travail puisse entraîner une maladie mentale ou des absences liées au stress, que ces événements soient inhérents ou non au métier de la personne. Comme la société est de mieux en mieux renseignée sur les effets négatifs du stress, de l’intimidation et du harcèlement sexuel en milieu de travail, la législation commence à emboîter le pas.

  • En 2012, WorkSafeBC a modifié l’article 5.1 de la Workers' Compensation Act (loi sur les accidents du travail) de façon à permettre dorénavant l’indemnisation des travailleurs atteints d’un trouble mental qui n’est pas associé à une blessure physique (en supposant que la réclamation satisfait aux critères applicables).
  • En 2016, la Commission de la sécurité professionnelle et de l’assurance contre les accidents du travail de l’Ontario (CSPAAT) a appuyé le projet de loi 163 (lié à la présomption), qui prévoit l’acceptation immédiate des réclamations pour cause de trouble de stress post-traumatique (TSPT) présentées par des intervenants d’urgence qui satisfont aux critères établis par la CSPAAT.

Préparer votre organisation et votre main-d’œuvre aux changements

En tant que société, nous devons nous habituer à l’idée d’une réclamation attribuable au stress ou à une maladie mentale. Alors que les commissions provinciales des accidents du travail continuent d’adopter une approche plus globale à l’égard de la réadaptation, les employeurs doivent préparer leur organisation et leurs employés à cette évolution pour que ces réclamations et leurs coûts soient gérés adéquatement.

Pour ceux qui commencent tout juste à réfléchir à ces enjeux et à ce qu’ils impliquent, voici trois choses que vous pouvez faire afin de vous préparer à l’avenir :

  1. Renseignez-vous sur les lois en vigueur, non seulement dans votre province, mais ailleurs au Canada et même au-delà de ses frontières. Dans notre monde hyperconnecté, vous devez vous attendre à ce que les tendances législatives actuelles fassent leur chemin dans les provinces qui n’ont pas encore adopté des lois similaires. Nous pouvons également nous attendre à ce que les lois des provinces qui ont apporté certains changements continuent d’évoluer.
  2.  Évaluez votre milieu de travail. La boîte à outils des Ressources humaines contient tout ce qu’il faut pour recueillir des données et évaluer le risque de votre organisation à l’égard des réclamations pour cause de stress ou de maladie mentale. Préparez-vous à l’inévitable : la maladie mentale deviendra un facteur à prendre en compte dans la planification des programmes de gestion de l’invalidité et des réclamations de santé et sécurité du travail. Par exemple : avez-vous besoin de plus de formation afin d’éduquer et de sensibiliser les employés au sujet de la santé mentale? L’intimidation ou le harcèlement sont-ils un problème dans votre milieu de travail?
  3.  Obtenez l’adhésion de la direction. Les cadres supérieurs ne sont pas immunisés contre les attitudes qui doivent changer. Plus vite ils auront compris que la perception à l’égard de la santé mentale au travail a évolué, plus vite vous serez en mesure de réaliser des changements dans votre organisation et d’aider les gens à obtenir le soutien dont ils ont besoin suffisamment tôt pour qu’ils reviennent plus vite au travail.

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